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L’administration joue le jeu de l’open source

On le sait déjà plus ou moins, les services de l’état utilisent depuis plusieurs années des logiciels libres.

Mais voilà tout de même un document qui fera date:  une circulaire du 19 Sept émanant de Matignon (excusez du peu !) et qui explicite les orientations et recommandations sur l’utilisation des logiciels libres dans l’administration.

Cette circulaire s’accompagne d’un document très complet émis par la DISIC (Direction Inter-Ministérielle des Systèmes d’Informations) qui détaille les tenants et aboutissants des logiciels libres.

Un document à lire avec beaucoup d’attention !

Je me permets d’extraire quelques points qui à mon sens méritent d’être soulignés :

Le logiciel libre est porté au même rang que le logiciel propriétaire :

« Désormais, pour répondre aux besoins métiers, le logiciel libre doit être considéré à égalité avec les autres solutions. C’est dans cette évolution que s’inscrit l’usage du logiciel libre dans l’administration »

Attention à la pertinence des solutions libres !

« Que cela soit au travers de fork ou en s’appuyant sur l’ensemble des logiciels libres existants, ceux qui sont sûrs d’avoir une bonne idée peuvent toujours se lancer avec un faible investissement et réunir une communauté autour de cette idée. C’est ainsi que de nombreuses souches se créent en permanence, seules survivant celles qui sont suffisamment pertinentes pour être portées par un grand nombre de développeurs et d’utilisateurs »

Le coût des logiciels libres :

« Si les droits sur le logiciel libre ne sont associés à aucune compensation finançière, cela ne veut pas dire qu’il n’en coûte rien de mettre en oeuvre et d’utiliser du logiciel libre, en particulier dans le domaine professionnel. Comme pour tout logiciel, il est nécessaire de l’intégrer dans son SI et de s’assurer de son maintien en conditions opérationnelles (support, maintenance) ainsi que de le faire évoluer en fonction des besoins. »

La possibilité de choisir explicitement un logiciel libre :

« L’administration peut choisir unilatéralement une solution libre, étant entendu que son utilisation est possible par tous les acteurs et que ceux-ci peuvent donc fournir sans entrave extérieure une offre de service adaptée »

Les avantages du logiciel libre :

« – le logiciel libre n’est pas gratuit mais souvent moins cher,
– le logiciel libre est piloté par les besoins, minimisant les évolutions superflues,
– le logiciel libre permet de gérer les versions selon son contexte et même de se fixer sur une version en assurant son support à long terme »

Les limites du logiciel libre :

« – Le logiciel libre est lié à une communauté: il convient donc de connaître et de suivre cette communauté pour s’assurer de la pérennité et du sérieux de la solution
 – La possibilité de contribuer au développement du logiciel par l’accès au code source ne doit pas donner la tentation de multiplier les ajouts de code spécifique, au risque de perdre le lien avec la souche communautaire et d’avoir à supporter une version isolée sur le long terme. Une démarche d’analyse de la valeur de l’écart au standard s’impose avec rigueur
– Certains éditeurs jouent à la marge du modèle du logiciel libre en gérant une version dite entreprise ou premium sous licence classique propriétaire et une version communautaire sous licence libre, mais qui est en général en retard sur l’autre version […]. Ces souches, portées par un éditeur plus que par une communauté, doivent être utilisées avec prudence car elles risquent toujours de rebasculer dans un mode propriétaire »

Les contextes défavorables au modèle libre :

« – Le petit nb d’acteurs concernés par la mise en oeuvre […].

– Le développement selon le modèle libre nécessite pour être utile de mettre en place une communauté de contributeurs qui échangent et mutualisent leurs efforts. Si ceux-ci sont peu nombreux et mal identifiés, il est moins utile d’en libérer le développement »

L’administration doit contribuer elle aussi !

« Pour respecter la logique de la dynamique du libre, il est nécessaire que l’administration contribue elle aussi directement sur l’enrichissement fonctionnel de certaines souches [..]. Une règle simple à appliquer serait de réinjecter systématiquement de 5 à 10% des coûts de licence évités »

 

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